À quarante-cinq ans, j’ai fait le choix de retourner à l’université pour devenir psychologue. Cinq ans plus tard, beaucoup m’ont qualifiée de courageuse.
Mais je ne suis pas d’accord avec cette évaluation.
Je pensais chercher quelque chose en moi. Avec le recul, cette décision était moins un acte de courage qu’une nécessité profonde : celle de me réaliser pleinement et de changer de vie.
On valorise énormément la capacité d’adaptation. Surtout lorsqu’on change de pays, d’environnement ou de poste.
C’est une qualité attendue, presque évidente. Mais on parle beaucoup moins d’une question essentielle :
jusqu’où faut-il s’adapter sans se perdre ?